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Antoine Jego, Young Starting Grant 2026 : mieux comprendre certains phénomènes physiques en étudiant des objets mathématiques aléatoires

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Chercheur CNRS au CEREMADE de Paris Dauphine - PSL, Antoine Jego explore les liens entre mathématiques et physique théorique. Son projet, soutenu par un PSL Young Researcher Starting Grant 2026, vise à mieux comprendre certains phénomènes physiques en étudiant des objets mathématiques aléatoires à l'aide d'outils issus de la géométrie différentielle, de l'analyse complexe et des équations aux dérivées partielles. 


Les appel à projets Young Starting Grants s’adressent aux jeunes chercheuses et chercheurs prochainement ou récemment recruté.e.s à l’Université PSL, et offre un financement de 150k€ maximum, destiné à leur permettre de démarrer leurs projets scientifiques et à faciliter un dépôt de projet à l'ERC.


Pouvez-vous vous présenter ?


Après une prépa, je suis venu à Paris pour étudier à l’ENS - PSL. Puis j’ai souhaité partir à l’étranger pour améliorer mon anglais et élargir mes perspectives. J’ai ainsi commencé ma thèse à l’université de Cambridge. Mon directeur de thèse, Nathanaël Berestycki, déménageant à Vienne, j'ai poursuivi ma thèse en Autriche. Suite à ça, j’ai fait un court post-doc au MSRI à Berkeley dans le cadre d’un programme semestriel et un plus long à l’EPFL à Lausanne. Cela fait maintenant deux ans que je suis chargé de recherche au CNRS, rattaché au CEREMADE à Dauphine.

Pourquoi?

J’ai postulé à cet appel à projet avec comme objectif d’initier la création d’un petit groupe et de gagner une forme d’indépendance financière. Le PSL Young Researcher Starting Grant m'offre une opportunité unique d’avoir une première expérience dans la gestion d’une enveloppe budgétaire substantielle. Je vois cela comme une étape importante dans ma carrière.

Votre projet de recherche

Je suis un mathématicien travaillant à la frontière de la physique théorique. L’idée initiale est d’obtenir une compréhension théorique de certains phénomènes physiques, comme par exemple les changements de phase de l’eau : solide, liquide ou gaz. Cette étude physique fait intervenir de nombreux objets mathématiques fascinants qui sont au coeur de ce projet. L’aspect novateur du projet est d’étudier ces objets, intrinsèquement aléatoires, à la lumière de théories déterministes telle que la géométrie différentielle, l’analyse complexe et les équations aux dérivées partielles.

Des conseils aux futurs candidats?

 Je dirais simplement qu’il est important de ne pas s’autocensurer : tous les lauréats ont d’abord tenté leur chance.