International
Les relations internationales sont partie intégrante de la vie de l’Université PSL. Elles portent ses valeurs et son identité dans un contexte international en profonde mutation où l’engagement est de mise pour former des citoyens capables de proposer des réponses aux crises et aux défis qui touchent nos sociétés. Forte de la richesse des partenariats internationaux de ses établissements-composantes, l’Université PSL développe des relations étroites avec les universités internationales, généralistes, qui comme elle, placent la recherche et l'innovation au coeur de leurs missions. Au sein de cet ensemble, chercheuses/chercheurs, étudiantes & étudiants échangent, partagent, construisent des liens durables.
Complémentarité et réciprocité scientifiques, accès aux infrastructures de pointes et aux terrains de recherche sont au cœur de notre démarche.
Complémentarité et réciprocité scientifiques, accès aux infrastructures de pointes et aux terrains de recherche sont au cœur de notre démarche.
Vice-présidente relations internationales Les universités ne sont plus, comme il y a quelques années, des établissements publics nationaux ayant une stratégie de projection à l'international. La montée en puissance des universités intensives de recherche a favorisé l'émergence d'acteurs internationaux, basés dans des écosystèmes nationaux, appelés à jouer un rôle prescripteur dans un environnement de plus en plus captif de l'expertise scientifique. Ce changement de paradigme intègre toutes les dimensions de l'université au premier rang desquelles les formations qui doivent répondre de manière agile et adaptée aux besoins de nos sociétés et aux aspirations des étudiants. L’Université PSL a fait le choix de bâtir une politique de partenariat sélective, adossée aux collaborations scientifiques, afin de bénéficier des conditions les plus favorables aux échanges et à l'innovation. Complémentarité et réciprocité scientifiques, accès aux infrastructures de pointes et aux terrains de recherche sont au cœur de notre démarche.
Depuis leur création, les établissements qui composent l'université Paris Sciences et Lettres se sont construits autour d’un principe central et naturel : la liberté académique comme condition de la recherche, de l’innovation et de la formation. Le Collège de France fut fondé pour enseigner « la science en train de se faire » hors des orthodoxies dominantes ; l’ENS pour porter la qualité de l'enseignement au plus haut niveau et former des esprits libres ; Mines Paris, l’ESPCI ou Chimie Paris pour garantir l’indépendance de l’expérimentation scientifique et du lien direct au laboratoire ; l’Observatoire de Paris comme lieu d’observation affranchi des autorités religieuses ; Dauphine, née après 1968, comme modèle d’autonomie et d’interdisciplinarité….L’autonomie intellectuelle, la liberté de recherche et la circulation des idées sont donc constitutives de notre université.
Aujourd’hui, ces valeurs sont plus indispensables que jamais. Plus de 264 millions d’étudiants sont inscrits a l'université dans le monde, et près de 6,9 millions poursuivent leurs études dans un autre pays — un nombre qui a triplé en vingt ans. En France, plus de 329 000 étudiants internationaux sont présents dans nos établissements.
Les universités ne sont plus des institutions nationales se projetant à l’international : ce sont des acteurs mondiaux, ancrés dans des écosystèmes nationaux qui exercent sur elles des contraintes variées. L’enjeu n’est plus de se projeter a l'international mais de pouvoir agir librement dans un espace mondial, avec un maximum d’autonomie scientifique, institutionnelle et stratégique.
Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les enjeux de sécurité, de propriété intellectuelle, de circulation des données et la multiplication des pressions sur les chercheurs, les universités doivent faire preuve d’une vigilance accrue.
Il ne s’agit pas de céder à la faciliter de rejeter en bloc certains partenariats pour des raisons politiques mais d’examiner avec rigueur chaque partenariat, de se doter des outils nécessaires pour coopérer avec tous tout en préservant l’intégrité scientifique, les données sensibles, la PI et les infrastructures critiques.
Car la science progresse par l’ouverture, l’échange et le débat. Dans un monde saturé de fausses informations, d’attaques contre la connaissance et de polarisations croissantes, la méthode, la rigueur, la nuance et l’exigence doivent rester au cœur de l’action universitaire. L’université doit affirmer haut et fort son engagement pour l’excellence scientifique, condition de la confiance collective.
Mais cette exigence n’a de sens que si elle s’applique à toutes et à tous. Une université qui se veut mondiale doit offrir l’accès à la meilleure éducation indépendamment de l’origine sociale, confessionnelle ou géographique. Et lorsque certains étudiants ne peuvent rejoindre l’université — conflits, déplacements forcés, camps de réfugiés — c’est à l’université de se déplacer vers eux, grâce à des formations hybrides, délocalisées ou à distance.
Il en va de la responsabilité de notre université de protéger la liberté académique, de garantir l’excellence pour chacun, de défendre l’ouverture internationale plus que jamais et de porter la mission universelle de la science au service d’une société éclairée, libre et plus juste.