Cinq jeunes scientifiques lauréats des PSL Young Researcher Starting Grants 2026
Cinq lauréates et lauréats ont été sélectionnés dans le cadre de l'édition 2026 des PSL Young Researcher Starting Grants, un dispositif destiné à accompagner les jeunes scientifiques à un moment clé de leur carrière : le lancement de leur propre programme de recherche. Grâce à ce financement, ils pourront recruter de jeunes talents, développer des approches scientifiques inédites et renforcer leur indépendance au sein des laboratoires de l'université.
Pour ces jeunes chercheuses et chercheurs, cette bourse représente souvent un véritable accélérateur : elle leur donne les moyens de constituer une équipe, d'explorer des pistes de recherche ambitieuses et de poser les bases d'un projet scientifique de long terme.
Portraits des lauréats
Les cinq projets lauréats illustrent la diversité des disciplines réunies au sein de l’Université PSL, des mathématiques à l'intelligence artificielle, en passant par la physique, la biologie et l'informatique.
Antoine Jego (Université Paris Dauphine - PSL / CNRS)
Chercheur CNRS au CEREMADE de Dauphine – PSL, Antoine Jego explore les liens entre mathématiques et physique théorique. Son projet vise à mieux comprendre certains phénomènes physiques en étudiant des objets mathématiques aléatoires à l'aide d'outils issus de la géométrie différentielle, de l'analyse complexe et des équations aux dérivées partielles.
« Le PSL Young Researcher Starting Grant m'offre une opportunité unique d'avoir une première expérience dans la gestion d'une enveloppe budgétaire substantielle. »
Hugo Paquet (ENS - PSL / Inria)
Chargé de recherche Inria au sein de l'équipe Antique de l'ENS–PSL, Hugo Paquet travaille sur les fondements théoriques des langages de programmation. Son projet s'intéresse à la programmation probabiliste, une approche qui facilite le traitement de modèles statistiques complexes. En étudiant notamment le rôle de la programmation dite « paresseuse » et du parallélisme, il entend améliorer l'efficacité et la fiabilité de ces outils.
« Ce financement apportera un soutien important à mon travail de recherche pour les prochaines années. Je vais notamment pouvoir financer une bourse de thèse. »
Mathias Nowak (Observatoire de Paris – PSL / CNRS)
Chargé de recherche CNRS au Laboratoire d'études spatiales et d'instrumentation en astrophysique (LIRA) de l'Observatoire de Paris – PSL, Mathias Nowak développe de nouvelles techniques d'observation des exoplanètes. Son projet vise à repousser les limites de l'instrument GRAVITY, installé sur le Very Large Telescope (VLT), pour observer des planètes toujours plus proches de leur étoile et mieux mesurer leurs propriétés. Ces avancées permettront de caractériser une nouvelle génération d'exoplanètes détectées par la mission spatiale Gaia et d'apporter de nouveaux éléments pour comprendre la formation et l'évolution des planètes géantes.
« Même si vous découvrez l'appel tardivement, rien n'est perdu : il faut tenter sa chance.»
Alice Pelosse (ESPCI Paris - PSL)
Chargée de recherche au laboratoire PMMH de l'ESPCI Paris – PSL, Alice Pelosse s'intéresse aux mécanismes d'agrégation des microplastiques avec la matière organique en suspension dans les océans. En croisant les approches de la physique, de la mécanique et des sciences de l'environnement, son projet vise à mieux comprendre le transport de ces particules et leur impact sur les écosystèmes aquatiques.
« Discutez avec vos collègues ! L'amélioration la plus importante de mon projet est venue des échanges au sein de la communauté PSL. »
Éloïse Berson (Mines Paris - PSL / Institut Curie)
Titulaire d'une chaire de Professeur Junior en intelligence artificielle pour la santé numérique à Mines Paris – PSL et à l'Institut Curie, Éloïse Berson développe des méthodes d'IA pour exploiter les données de santé. Son projet vise à modéliser les trajectoires des patients afin de mieux comprendre le vieillissement cérébral et les maladies neurodégénératives, avec l'ambition de mieux identifier quand et pour qui intervenir.
« Oser. »
Un tremplin vers l'indépendance scientifique
Au-delà de leurs thématiques de recherche, les cinq lauréates et lauréats partagent un même moment de carrière : celui où un chercheur construit son propre programme scientifique. Pour plusieurs d'entre eux, le financement permettra de recruter un premier doctorant ou de constituer les bases d'une nouvelle équipe de recherche. D'autres y voient une opportunité d'acquérir une première autonomie dans la conduite de projets ambitieux et interdisciplinaires.
En soutenant ces jeunes scientifiques, les PSL Young Researcher Starting Grants contribuent à faire émerger les recherches qui façonneront la science de demain et illustrent l'engagement de l’Université en faveur de l'excellence, de l'innovation scientifique et du renouvellement de la recherche.