PSL voices | De la Polynesie à PSL
Quitter son chez soi et commencer ses études supérieures peut être une période de transition riche en émotions, et difficile à gérer. Voici comment s’est passée mon arrivée à Paris, et ce que j’en ai tiré depuis.
Mon arrivée à Paris
2024/25 a été la deuxième année que je passais à plus de 15 000 km de chez moi en tant qu’étudiante de la licence Sciences pour un monde durable. Venant de Polynésie Française, mon arrivée à Paris était quelque chose que j’appréhendais grandement. J’étais déjà venue quelques fois à Paris en été pour les vacances et entourée de ma famille, mais je savais que cette nouvelle expérience serait totalement différente : vivre seule, ne retrouver mes proches que lors des vacances d’été, l’hiver (la température la plus froide à Tahiti est 21°), le fait que je ne connaisse personne. Mon père m’accompagna et m’aida à m’installer avant la rentrée, mais plus ce jour approchait, plus j’étais anxieuse. Puis il arriva.
Mes débuts en L1
Voici quelques souvenirs de ce premier jour : des gens souriants, une rencontre avec notre directeur de parcours, une réunion avec des membres de l’équipe de PSL et le bureau des étudiants, tous plus rassurants les uns que les autres, nous présentant aussi bien les programmes académiques, les soirées et évènements à venir que les services santé auxquels nous avions droit en tant qu’étudiants.
Je rentrais de ce premier jour soulagée et impatiente pour le lendemain. Je découvris ainsi la vie à l’université : des cours plus longs, des professeurs experts en leur sujet, une autonomie nouvelle. Nous avons également moins d’heures de cours par rapport au lycée, cela laisse le temps à plus de travail personnel.
Paris et Tahiti : deux modes de vie différents
Les premières semaines passèrent pour laisser place aux premières vacances. Après 8 semaines de cours et un dernier test de physique, je pouvais enfin souffler. Cela fut l’occasion pour moi de regarder en arrière et de faire un point sur cette première période. Cette nouvelle expérience était opposée à la vie que je menais en Polynésie française.
Alors que mes journées là-bas commençaient au lever du soleil et se terminaient aux alentours de 22h, à Paris elles commençaient et se finissaient plus tard. Les horaires de cours étaient donc également très différents. Tandis qu’à Tahiti les cours commençaient à 7h15 et finissaient au plus tard à 16h40, à Paris nous commençons à 8h, 9h ou 10h en fonction des jours, et les journées peuvent aller jusqu’à 20h !
Enfin, plutôt que d’être entourée de plages et de montagnes, j’étais entourée à Paris de musées, de cafés et de monuments historiques (avoir le Panthéon à quelques pas de son campus, c’est quand même stylé !). La vie seule et ses avantages.
Ma nouvelle vie à Paris
Au final, ma nouvelle vie seule présentait de nombreux avantages : je pouvais m’organiser à ma façon, j’avais un environnement calme (parfait pour réviser efficacement) et une liberté totale. Au fur et à mesure, je construisais ma routine, j’en apprenais davantage sur moi-même et cette vie seule me permettait de développer une certaine maturité.
Ces premières semaines loin de mes proches étaient, certes, parfois compliquées, mais je pouvais toujours les appeler quand je le souhaitais. L’hiver n’était pas encore là mais l’arrivée de l’automne m’apporta de nouvelles joies : boire des chocolats chauds par temps frais, des paysages d’automne que je découvrais, passer des journées à la bibliothèque par un temps un peu plus couvert. Enfin, le mythe des Parisiens râleurs et grincheux s’avéra moins vrai que prévu. Au quotidien, j’étais entourée de camarades venant de toute la France, ouverts et riches d’expériences.
Mes conseils si vous venez de loin comme moi
Le choix d’orientation, quitter sa ville ou s’éloigner de sa famille… tout cela peut faire peur. J’avais les mêmes appréhensions. Mais s’il y a bien une chose que ces deux premières années m’ont apprise c’est que ces craintes sont largement surmontables, et qu’on les oublie rapidement grâce à la richesse des expériences qu’on a l’occasion de vivre.
Voici quelques habitudes que j’aime avoir, pour éviter les coups de blues. A chaque retour à Paris, après les vacances d’été, j’aime penser à ramener de la nourriture, du savon ou encore du parfum à la fleur de tiare, afin de me rappeler mon île natale. Aussi, avec mes proches, nous avons instauré le rituel de s’appeler tous les dimanches soir, un des seuls moments où nous sommes tous disponibles, compte tenu du décalage horaire de 12h entre la France et la Polynésie Française. J’attends ce moment avec impatience chaque semaine, et il me permet de terminer la semaine avec le sourire !
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Auteur de l'article
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Anaïs, Sciences pour un monde durable (L2)
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