PSL voices | L'alternance à PSL : trouver son équilibre entre études et vie professionnelle

 

 

 

Article publié le 16 décembre 2025

 

Cette année j’entame ma deuxième année d’alternance dans le cadre du Master Management des Ressources Humaines – parcours Conseil et Accompagnement du Changement à Dauphine – PSL 

Le mot master peut impressionner. Pour beaucoup, c’est la dernière ligne droite avant “la vraie vie”. Mais pour moi, c’est justement le moment où j’ai décidé de plonger dedans, de vivre la vie professionnelle sans quitter les bancs de l’université. Grâce à l’alternance, j’évolue entre deux mondes : celui de la théorie et celui du terrain. Et franchement, c’est là que la magie opère.

Alternance, me voilà !

Après avoir obtenue ma licence Science pour un Monde Durable et mon admission au master confirmée, une nouvelle étape s’est ouverte : trouver l’entreprise qui allait m’accompagner pendant deux ans. Heureusement, à Dauphine - PSL, on n’est jamais seuls. Les responsables de master nous guident, nous conseillent et partagent régulièrement des offres d’entreprises partenaires.

Après plusieurs entretiens j’ai décroché le poste que je souhaitais : mon alternance chez BNP Paribas.

En 1ère année de Master Ressources Humaines, j’ai travaillé comme chargée de diversité et inclusion, et cette 2ème année, je poursuis l’aventure en tant que chargée de transformation RH. Tout est allé vite, mais dans le bon sens. J’entrais dans une grande entreprise, pleine de découvertes et d’opportunités, avec l’envie d’apprendre et de trouver ma place. Comme beaucoup d’alternants, je me suis demandé quelle posture adopter : ni totalement étudiante, ni encore pleinement professionnelle. Finalement, j’ai compris que l’alternance, c’est justement cet entre-deux : un espace d’apprentissage où l’on grandit à son rythme.


Rentrée à l’université : deux mois pour se mettre dans le bain

Avant de rejoindre l’entreprise, le master Ressources Humaines prévoit deux mois de cours à temps plein en 1ère année. Cette période est précieuse : elle permet d’appréhender le programme, de découvrir sa promotion et de se préparer en douceur à la vie en alternance.

Pour moi, c’est aussi l’occasion de faire mes premiers pas dans le monde des ressources humaines, un domaine que je ne connaissais pas encore. Ces semaines de rentrée m’ont permis de mieux comprendre les enjeux de la fonction RH et de commencer à construire des repères solides avant de plonger dans le concret.

Ce qui m’a particulièrement marquée, c’est la disponibilité et la bienveillance des professeurs. Les échanges sont ouverts, les discussions nourrissent la réflexion, et chacun trouve sa place dans cette dynamique collective. Au fil des semaines, j’ai réalisé que la théorie n’était pas une simple étape préparatoire : elle me permettait déjà de poser un regard averti sur les organisations et de mieux comprendre les réalités que j’allais bientôt découvrir sur le terrain.


Premier jour, premier badge : bienvenue dans le monde professionnel

Et puis un matin, tout devient concret : c’est la rentrée professionnelle.

Je découvre les bureaux, je rencontre mon équipe et je retrouve d’autres alternants lors d’une journée d’intégration rythmée par un icebreaker*, une présentation de l’entreprise et une chasse au trésor destinée à nous familiariser avec les locaux. Entre excitation et appréhension je réalise que ça y est : je fais partie de l’aventure.

Mon rythme s’installe rapidement : trois semaines en entreprise, une semaine à l’université. Ce n’est pas toujours simple de jongler entre les projets à mener, les rendus à préparer et les partiels à réviser, mais ce mélange des deux mondes se révèle incroyablement stimulant. Ce que j’apprécie particulièrement, c’est le lien constant entre la fac et l’entreprise. Les tuteurs académiques et professionnels se rencontrent lors d’un petit-déjeuner organisé à l’université, et deux fois par an, nos professeurs se déplacent sur le terrain pour faire un point sur notre évolution. Ce suivi à double regard rend l’expérience cohérente, encadrée et profondément formatrice.

*icebreaker : une activité assez courte qui visent à faire se rencontrer les participants, et à créer du lien entre eux


Quand la théorie rencontre la machine à café

Ce qui me motive le plus dans ce parcours, c’est le dialogue constant entre la théorie et la pratique. Ce va-et-vient entre l’université et le monde professionnel crée un véritable apprentissage en mouvement : on apprend, on expérimente, on observe, puis on revient réfléchir. Les enseignements du master prennent tout leur sens dès qu’on les transpose dans le concret.

Un séminaire de media training qui est une formation pour apprendre à parler efficacement devant les médias : à répondre aux questions, gérer le stress et faire passer ses messages clairement. C’est aussi un entraînement pratique où l’on se met en situation de débat, on se filme puis on analyse les images pour progresser. Ce n’est pas seulement un exercice académique : il devient une véritable préparation à la prise de parole en réunion, à la présentation d’un projet ou à la conduite d’un atelier collectif.

Un cours de sociologie du travail permet de mieux comprendre les dynamiques d’équipe, les interactions entre collaborateurs, ou encore les résistances qui accompagnent le changement. Quant aux ateliers sur la posture de consultant, ils offrent des clés précieuses pour écouter, analyser et accompagner les transformations au sein des organisations. 

Chaque retour à l’université devient alors un moment de recul : une parenthèse pour analyser ce que l’on vit sur le terrain, confronter ses expériences à des concepts, et donner du sens à son quotidien professionnel. Et inversement, chaque retour en entreprise est l’occasion d’expérimenter ce que l’on vient d’apprendre, de tester des méthodes, de développer sa posture et de consolider sa compréhension des enjeux RH.


Grandir entre deux mondes (et ne plus vouloir en choisir un seul)

Aujourd’hui, après un an et demi d’alternance, je vois à quel point cette expérience m’a transformée. J’ai appris à gérer mon temps, à parler avec assurance, à collaborer avec des profils très différents, à comprendre la stratégie d’entreprise… mais aussi à me connaître.

L’alternance, ce n’est pas seulement un rythme d’étude : c’est une façon d’apprendre autrement. C’est apprendre à se tromper, à rebondir, à réfléchir et à s’impliquer.

Si je devais donner un conseil à celles et ceux qui hésitent à se lancer, je dirais : n’attendez pas d’être “prêts”. On apprend justement en avançant. Entre les cours et le terrain, on découvre bien plus que des compétences : on se découvre soi-même.

Plusieurs formations sont proposées en apprentissage à PSL : découvrez-les et trouvez celle qui vous permettra de grandir, d’explorer et de vous révéler.

 

 

 


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Auteur de l'article
-

Mathilde, Master Management des Ressources Humaines
 

 

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