PSL voices | My assessment after 2 years in the Bachelor's degree in Sustainability sciences

 

Published on May 31, 2025

 

Trouver une formation sur Parcoursup peut être une période très stressante, et peut faire naître beaucoup de doutes et de remises en question. « Je ne suis pas dans le top 3 de ma classe, jamais je ne serai acceptée », ou encore « Cette formation n’accepte sûrement que des élèves venant de lycées parisiens ». Aujourd’hui je vais vous faire part des différentes appréhensions que j’ai pu avoir au moment de postuler à la licence Sciences pour un Monde Durable et ce qu’il en est après presque 2 années d’étude

Faire face au syndrome de l’imposteur

Mes premières appréhensions concernaient mon niveau. Je craignais de ne pas avoir le niveau requis pour entrer dans la formation, et j’avais peur d’un refus de l’université. En effet, entrer à PSL, première au classement mondial des Universités fondées depuis moins de 50 ans en 2010, me semblait impensable venant d’un lycée de Polynésie Française. Pourquoi me choisiraient-ils alors que seule une trentaine de places sont disponibles, et que des milliers de personnes y postulent ? Même une fois acceptée, avant de commencer mon année et pendant les premiers jours, je ressentis une sorte de syndrome de l’imposteur. J’étais entourée de personnes plus intéressantes les unes que les autres, pour quelles raisons avais-je été retenue ? 

J’ai réalisé qu’être dans une université bien classée et ouverte à l’international est une chance et offre de nombreuses opportunités. Les expériences que j’ai eues l’occasion de vivre m’ont permis de prendre confiance en moi et de développer de nouvelles compétences, ce qui dissipa peu à peu les doutes que j’avais pu avoir. Par exemple, pendant le premier semestre de L1 Sciences pour un monde durable, nous avons eu l’occasion de discuter à plusieurs reprises avec des élèves d’une université américaine à propos de sujets tels que le lien entre changements environnementaux et mondialisation, ou encore des valeurs d’entreprises et de développement durable. Ces élèves étaient bien plus âgés que nous, mais les discussions que nous avons eues m’ont fait réaliser que chaque idée avait sa place, les miennes y compris, ainsi que de découvrir des façons de penser totalement différentes des nôtres, et d’acquérir une ouverture d’esprit certaine, indispensable pour traiter le problème climatique. 


La pluridisciplinarité de la licence : comment tout gérer ?

Ensuite, la licence Sciences pour un monde durable est tellement riche ! Rien qu’en première année, plus d’une dizaine de matière sont enseignées : je me demandais comment j'allais faire pour être à la hauteur dans toutes les matières.

Les sciences expérimentales prennent une place très importante en première année, mais j’ai suivi les spécialités maths et sciences économiques et sociales en terminale, je n’aurai surement pas le niveau par rapport à des élèves ayant suivi les spécialités scientifiques… Aussi, je n’aimais pas beaucoup les sciences au lycée, n’est-ce pas risqué de choisir une formation composée principalement de sciences expérimentales (physique, chimie, biologie cellulaire, biodiversité, etc.) en première année ?

La pluridisciplinarité de la licence m’a permis de découvrir des sujets passionnants, que je n’aurais jamais choisis par moi-même. La biologie cellulaire en est un parfait exemple : en première année, nous suivons des cours d’« introduction à la biologie cellulaire » et de « cellules pathologiques ». Bien éloignés des cours que je préfèrais habituellement (les sciences économiques et sociales), ces cours se sont révélés être parmi mes préférés de première année ! J’ai même choisi la mineure santé et environnement, un prolongement des cours suivis en première année.

Même s’il est parfois compliqué d’être à jour dans toutes les matières, la diversité des cours nous permet de développer une façon globale d’appréhender le problème climatique, qui est un problème pluridisciplinaire à la base. Les cours de sciences étaient très intéressants et beaucoup plus approfondis qu’au lycée. Les professeurs étaient experts en leur domaine, ce qui rendait les cours vraiment passionnants. Les professeurs sont à l’écoute et toujours prêts à répondre à nos questions, que ce soit en fin de cours ou par échange de mails. 


L’introduction au monde de la recherche

En licence Sciences pour un monde durable nous sommes rapidement familiarisés avec le monde de la recherche : la plupart des enseignants sont des chercheurs, en seconde année nous devons faire un stage d’un jour par semaine pendant un semestre entier... Comment vais-je faire ? Les attentes de chercheurs sont-elles plus élevées que celles des profs que j’ai eus jusqu’à présent ? Est-ce que j’arriverai à suivre tout ce qu’ils diront ?

Au final, l’introduction à la recherche que nous avons en deuxième année a été l’occasion pour de nombreux d’entre nous de comprendre réellement ce qu’impliquait cette profession, assez floue auparavant. Nous travaillons chacun dans des domaines différents et nous pouvons choisir celui qui nous plaît le plus. J’ai eu l’occasion d’effectuer un stage de recherche dans le laboratoire UMR Développement et Sociétés, et de travailler sur les conséquences socio-économiques de la montée du niveau de la mer due au réchauffement climatique.

En plus d’avoir pu travailler sur ce sujet passionnant, j’ai été très bien accompagnée par les différents membres de l’équipe, qui n’hésitaient pas à prendre le temps nécessaire pour m’expliquer certains sujets nouveaux et répondre à mes questions. Certains élèves de ma classe ont également choisi de participer au programme de stage UROP, permettant de faire un stage de recherche tout au long de l’année universitaire dans un laboratoire de PSL, tels que l’Observatoire de Paris, ou encore l’Institut Curie. Enfin, en troisième année de licence, nous effectuons à nouveau un stage, avec possibilité de le faire à l’étranger. Cette année, certains élèves le font dans une université aux Etats-Unis.

Si la recherche vous intéresse, allez lire l'article de Charlotte sur son stage en anthropologie aux Etats-Unis

 

Malgré cette longue liste de doutes, je décidai de choisir cette licence. Est-ce que j’ai bien fait ? ABSOLUMENT !
En plus de tous les avantages cités, l’effectif réduit de la licence m’a permis de faire connaissance avec toutes les personnes de ma classe, et de créer des liens forts ! Une réelle entraide est présente et je n’ai jamais ressenti de compétition entre nous. 

 

 

 

 


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Article author
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Anaïs, Bachelor'ss degree in Sustainability sciences (L2)

 


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